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La Fédération
1er octobre 2020

La Région Sud et l’Ademe lancent l’appel à projets "Mobigaz"

Ce 30 septembre, l’ADEME et GRDF ont lancé l’appel à projets « Mobigaz » pour accélérer l’implantation de nouvelles stations publiques distribuant du GNV afin d’améliorer la qualité de l’air dans la région. « Mobigaz » vient compléter l’aide d’ores et déjà mise en place par la Région PACA. Des aides soutiendront les partenaires qui réalisent l’acquisition d’un ou plusieurs véhicules GNV. Pour les bus et les autocars, le financement est plafonné à 15.000 €.

L’appel à projets est conçu pour inciter des entreprises à développer un partenariat autour de l’utilisation du GNV pour leurs véhicules et particulièrement dans les zones soumises à un Plan de protection de l’atmosphère (PPA). Le mécanisme du dispositif est directement inspiré du dispositif GNVolontaire lancé en région Auvergne Rhône Alpes.

À qui s’adresse « Mobigaz » ?

Cet appel à projets s’adresse :

  • avant tout, aux entreprises locales de transport de marchandises, de voyageurs et aux entreprises de BTP ;
  • au-delà, à toutes les entreprises en charge de livraison de dernier kilomètre, dont les accès aux centres-villes et aux futures Zones à faibles émissions (ZFE) demeurent indispensables.

Comment ça fonctionne ?

Des aides soutiendront les partenaires qui réalisent l’acquisition d’un ou plusieurs véhicules GNV.
En contrepartie de ces aides, les partenaires s’engagent à faire émerger, dans le cadre du même projet, au moins une nouvelle station GNV/BioGNV sur le territoire de la région.
Afin de garantir une certaine viabilité économique au futur exploitant de la station, les transporteurs bénéficiaires des aides doivent s’engager à s’avitailler dans cette même station durant une durée de 3 ans minimum.
Comme pour GNVolontaire, les stations ne seront pas directement financées. « L’investisseur privé qui construit la station prend le risque mais en échange le transporteur s’engage à s’y avitailler pendant trois ans. Sur ces contrats, on demandera une part de biogaz d’au moins 10 % la première année » explique Jérôme Cicile, ingénieur transport à l’ADEME.

En pratique, ça donne quoi ?

Au niveau des usages et de leurs impacts, l’utilisation du GNV et du BioGNV permet à tous les véhicules, quelle que soit leur génération, d’obtenir la vignette Crit’Air 1, un certificat qualité de l’air les autorisant à circuler lors des pics de pollution et dans les ZFE.

15.000 euros par car ou bus

Financée par l’ADEME et la Région Sud, l’aide allouée sera fonction de la catégorie de véhicules. A l’exception des voitures particulières, tous les véhicules au gaz dont le PTAC est supérieur à 1.7 tonnes sont éligibles.
Répartie à parts égales entre l’ADEME et la région, l’aide pourra varier de 2.000 à 15.000 € par véhicule.
Pour les bus et les autocars, l’ADEME portera seule le financement avec un montant plafonné à 15.000 €.
Les projets seront examinés par le cabinet Horizon Conseil.
Si les véhicules GNC seront privilégiés, ceux fonctionnant au GNL « ne sont pas exclus » fait savoir l’ADEME.

Pour pouvoir bénéficier de l’aide, les collectivités et entreprises intéressées devront se positionner dans un projet constitué d’au moins deux bénéficiaires distincts (personnes morales distinctes, chacune acquérant un ou plusieurs véhicules). « Le montant total de l’aide attribuée aux partenaires d’un même projet est plafonné à 200 k€ (1 station et x véhicules roulants) » souligne le cahier des charges de l’ADEME.
Doté d’une enveloppe de 600.000 €/an, l’appel à projets permettra de financer l’acquisition d’au moins 120 véhicules sur les trois ans du programme.

Informations, modalités de dépôt de dossier et contacts

Densifier les stations

Réagissant aussitôt à cette annonce, la FNTV PACA a rappelé les expérimentations réalisées avec succès depuis deux ans avec la Région pour faire circuler des véhicules au gaz.
« Le GNV est une solution mature et prometteuse mais nous avons besoin de visibilité et de lisser notre activité sur des contrats fermes de 6 à 7 ans afin de sécuriser également le réseau d’avitaillement. Investir dans une station au gaz coûte entre 250 000 € et un million. Il s’agit d’un investissement lourd qui nécessite de la visibilité et des contrats », informe Jean-Paul Lieutaud, président de la FNTV PACA.

Les partenaires de l’opération veulent également densifier le réseau d’avitaillement, dans une région qui comptait seulement 4 stations en 2018.
« Nous voulons faire émerger une dizaine de stations publiques pour se ravitailler en gaz décarboné produit localement par méthanisation, ce qui permet aux véhicules de circuler y compris dans les zones à faible émissions », a souligné Jean-Luc Cizel, directeur délégué en PACA de GRDF.

Sur les 1.700 autocars qui circulent en région Sud, possédés par une soixantaine d’entreprises, le renouvellement se fait au fur et à mesure des appels d’offres.
« Nous comptons 6 autocars au GNV, 5 au bioGNV et 10 autres électriques. D’ici à 2021, 9 autocars passeront au bioGNV et 3 au biodiesel », annonce Philippe Maurizot, conseiller régional chargé de l’innovation.

Aujourd’hui, les stations au GNV en région se trouvent à :

  • Port-Saint-Louis du Rhône,
  • Saint-Martin de Crau,
  • Puget-sur-Argens,
  • ZI des Milles,
  • Draguignan (Pizzorno-Beltrame),
  • Nice.
    Toulon (K9) et Bouc-Bel-Air devraient ouvrir au premier trimestre 2021.
    En avril ce sera au tour de Manosque d’avoir sa station, pour permettre à Transdev de basculer une partie de sa flotte dans les Alpes de Haute-Provence au GNV.

Source : ADEME, Gaz Mobilités et Bus & Car Connexion

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