La vie des régions
Auvergne
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- AUVERGNE : Ticket Transdôme, 2€ pour tous - 12 septembre 2011
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- AUVERGNE : convention mixité dans les transports - 8 juillet 2011
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- AUVERGNE : La journée du transport public dans l’Allier - 9 août 2010
- AUVERGNE : "Laissez-vous transporter" avec le Conseil Général de l’Allier - 11 février 2010
- AUVERGNE : Feu Vert pour l’intermodalité. - 23 octobre 2009
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- Auvergne : La FNTV Auvergne a tenu son assemblée générale à Vichy - 17 octobre 2008
- FNTV Auvergne : la campagne "Bravo et Merci" - 21 septembre 2008
- Création d’un groupe de travail "déplacements durables" au sein de l’ORT Auvergne. - 8 mars 2008
- Le TRV en Auvergne en quelques chiffres - 4 mars 2008
28 janvier 2011
AUVERGNE : lu dans la presse de Haute-Loire
HAUTE-LOIRE - TRANSPORTS
Carte de transport et « Bonjour » de rigueur avant de monter dans le car
Carte de transport et « Bonjour » de rigueur avant de monter dans le car
Aller à l’école à pied peut relever du luxe. La preuve, ils sont nombreux à se lever à l’aube, de la maternelle à la terminale, pour prendre un car afin de rallier leur établissement scolaire. Ambiance entre Tence et Yssingeaux
Ils sont nombreux, tous les matins à prendre le car pour rejoindre leurs établissements scolaires. En Haute-Loire, les écoliers de la maternelle au lycée sont sans nul doute les premiers usagers des transports en commun. A Tence, les cars Jaccon assurent, tous les jours de l’année scolaire, des lignes régulières. Au total près de mille enfants s’installent dès 7 h 05 dans les véhicules pour rallier leur école, leur collège ou leur lycée. Pas une mince affaire. Les chauffeurs endossent tous les matins et tous les soirs après la classe une responsabilité de taille. Aussi leur responsable, Jean-François Gounon, exige-t-il de leur part une rigueur sans faille. « Il ne faut ni être en avance, ni en retard. Nous devons toujours être à l’heure. Nous avons une mission de services à remplir, et de ce fait, nous ne devons pas faillir. » Et on sent bien que chez Jaccon, ce ne sont pas que des mots. Dès 7 heures, les véhicules quittent le dépôt, route de Saint-Agrève. La ligne 40 récupère ses premiers passagers à 7 h 05 dans le centre de Tence, direction Yssingeaux. Ce sont des lycéens. Carte de transport en main, ils montent un à un. Le « Bonjour » est de rigueur. « Attendez, c’est la moindre des choses. Ici, nous n’avons pas à nous plaindre de problème de comportement. Dans l’ensemble, ils sont très sympas. De toute manière, s’il y a quelque chose qui ne va pas, on les reprend tout de suite. » Et que ce soit Jean-François Gounon ou un de ses chauffeurs, ils les connaissent tous. « Mes enfants ont leur âge ou presque, explique-t-il, j’en vois certains à la maison. Ils savent que le manque de politesse nous ne le tolérons pas. Il y a des règles, ils doivent les respecter. » Une fois tout le monde dans le car, direction Yssingeaux, par le parcours « pittoresque ». La route est étroite et par ces temps de grand froid, au petit matin, elle est encore blanche de la gelée de la nuit. « Cette route n’est jamais dégagée avant 8 h 30. » Surprenant ? Pas tant que ça, en un peu plus d’une demi-heure, nous croisons deux voitures. On pourrait croire qu’avec les chutes de neige, cela a posé problèmes. « Pas du tout, nos chauffeurs savent conduire sur la neige. Le problème ne vient pas de la chaussée mais des autres utilisateurs de la route, ceux qui n’ont pas d’équipement. Quand nous partons en Pologne ou en Autriche, même en plein hiver, il n’y a aucun souci. Tout simplement parce que tout le monde doit être équipé, sinon ils restent chez eux. On devrait faire la même chose. » Dans le car, pas un bruit ou presque. Les plus réveillés parlent du programme télé de la veille ou encore des devoirs à rendre. Le bruit des conversations est atténué par l’ambiance feutrée du véhicule. En fond sonore, la radio. « Ils apprécient. » Premier village après Tence, Jean-François Gounon s’arrête à l’abribus. Là, trois adolescents attendent. « Tu as eu une panne de réveil ? », lance le chauffeur à une blondinette. « On est arrivé en retard », répond-elle toute penaude. Et on repart. Puis il prend le micro. « Je tiens à vous faire remarquer que pas un de vous n’a la ceinture de sécurité. Je vous rappelle que c’est obligatoire. Les petits de maternelle, pas de problème, ils la mettent, les personnes âgées aussi. Vous, non. » On attend quelques kilomètres, et après une rapide « inspection », on se rend compte que son rappel n’a pas forcément été entendu : sur la vingtaine de passagers, deux sont ceints. « C’est comme ça, on le sait. Mais j’avoue que je ne comprends pas pourquoi. Parce qu’en voiture, ils la mettent. Ils n’oublient pas. » Autre abribus, autre arrêt. Et ainsi de suite jusqu’à la gare routière d’Yssingeaux. Il n’est pas encore 8 heures. Certains ont fini leur nuit sur les fauteuils, d’autres ont revu brièvement, le temps du trajet, le cours du jour. On dit « au revoir » et tout ce petit monde s’envole
Séverine Fabre
Un protocole signé en cas d’intempéries
En septembre dernier, un protocole a été signé entre l’ensemble des établissements scolaires du département (de la maternelle à la terminale) publics et privés qu’ils relèvent de l’Éducation nationale ou de l’enseignement agricole ainsi que le centre de formation des apprentis de Bains.
Il s’agit d’indiquer clairement, par le biais d’une brochure, les dispositions applicables en cas d’intempéries climatiques entraînant des perturbations voire des interruptions.
Le transport scolaire peut être interrompu ou faire l’objet d’un retour anticipé à l’échelon local par le conseil général ou la communauté d’agglomération du Puy, autorités organisatrices, organisateur secondaire, le maire ou le transporteur ; à l’échelon départemental par le préfet. L’autorité organisatrice des transports peut décider localement d’une anticipation des retours. Elle en informe sans délai la préfecture et les chefs d’établissements concernés. Ces derniers transmettent l’information à l’inspection académique et à la direction diocésaine de l’enseignement catholique pour les établissements privés.
Après avis des présidents du conseil général et de la communauté d’agglomération, le préfet prendra un arrêté de retour par anticipation des transports scolaires. Si un arrêté est pris un vendredi ou la veille d’un jour férié, les internes, originaires de départements limitrophes et ne pouvant pas rentrer chez eux, devront être pris en charge par leur chef d’établissement en liaison avec l’inspection académique, et le cas échéant la direction diocésaine, le conseil général ou le conseil régional.
En ce qui concerne les interdictions, les conducteurs conservent le droit de ne pas effectuer un transport s’ils estiment que les conditions de sécurité sont insuffisantes (crues, routes verglacées, enneigées…) Même s’il n’y a pas eu de consignes de suspension des transports, le conducteur peut décider, en accord avec son entreprise, de ne pas effectuer une desserte scolaire. Le conducteur ou son entreprise informe alors l’autorité organisatrice des transports et les chefs d’établissement. Ces derniers transmettent l’information à l’inspection ou la direction diocésaine. Après avis des présidents du conseil général et de la communauté d’agglomération, le préfet prendra un arrêté d’interdiction des transports de voyageurs.
Il est par ailleurs précisé que les chefs d’établissement doivent tout mettre en œuvre pour maintenir un dispositif d’accueil, malgré d’interdiction tout ou partie des transports de voyageurs dans le département ou la décision anticipée des transports de voyageurs. À noter, que l’interdiction de circuler ou le retour anticipé ne concerne que les scolaires et pas le transport de voyageurs.
Une organisation rigoureuse et précise
Une année de transport scolaire ne s’improvise pas. Première chose, il ne faut pas confondre transport spécial et ligne régulière. En effet, le transport spécial est exclusivement réservé aux scolaires de la maternelle (10 à 15 % du public visé) à la terminale, quant à la ligne régulière elle bénéficie aussi bien aux scolaires qu’aux particuliers.
Le Département compte parmi ces compétence celle du transport en commun. Celui-ci s’effectue soit par le réseau SNCF, soit par le biais des services spéciaux en dehors des secteurs desservis par les lignes régulières. En fonction de cela les interlocuteurs changent. Si on est concerné par une ligne régulière, pour l’inscription, le retrait de la carte de transport, le règlement de l’abonnement ou tout problème rencontré, il suffit de s’adresser directement à l’entreprise titulaire de la ligne, soit une centaine sur le département des autocaristes aux taxis.
En ce qui concerne le réseau ferré, il faut s’adresser à la gare SNCF la plus proche de son lieu de résidence pour retirer l’imprimé de demande. La carte sera retirée en gare.
Pour finir, en ce qui concerne les services spéciaux, hors les vingt-huit communes de la communauté d’agglomération du Puy, dans un premier temps, il faut consulter la liste des quatre-vingt-quatorze organisateurs secondaires (disponible sur le site du conseil général de la Haute-Loire) afin de savoir auprès duquel peut inscrit l’enfant, car plusieurs de ces interlocuteurs peuvent être concernés par la même origine et la même destination.
CA du Puy : un fonctionnement propre
Les transports des vingt-huit communes de la communauté d’agglomération sont considérés comme des transports urbains et de fait compétence de la structure intercommunale ainsi entre quarante et cinquante services sont organisés au quotidien. Dans ce cadre également, le conseil général finance et octroie une aide aux transports.
Par contre l’interlocuteur des publics concernés est le service des transports de la communauté d’agglomération.
Ils sont nombreux, tous les matins à prendre le car pour rejoindre leurs établissements scolaires. En Haute-Loire, les écoliers de la maternelle au lycée sont sans nul doute les premiers usagers des transports en commun. A Tence, les cars Jaccon assurent, tous les jours de l’année scolaire, des lignes régulières. Au total près de mille enfants s’installent dès 7 h 05 dans les véhicules pour rallier leur école, leur collège ou leur lycée. Pas une mince affaire. Les chauffeurs endossent tous les matins et tous les soirs après la classe une responsabilité de taille. Aussi leur responsable, Jean-François Gounon, exige-t-il de leur part une rigueur sans faille. « Il ne faut ni être en avance, ni en retard. Nous devons toujours être à l’heure. Nous avons une mission de services à remplir, et de ce fait, nous ne devons pas faillir. » Et on sent bien que chez Jaccon, ce ne sont pas que des mots. Dès 7 heures, les véhicules quittent le dépôt, route de Saint-Agrève. La ligne 40 récupère ses premiers passagers à 7 h 05 dans le centre de Tence, direction Yssingeaux. Ce sont des lycéens. Carte de transport en main, ils montent un à un. Le « Bonjour » est de rigueur. « Attendez, c’est la moindre des choses. Ici, nous n’avons pas à nous plaindre de problème de comportement. Dans l’ensemble, ils sont très sympas. De toute manière, s’il y a quelque chose qui ne va pas, on les reprend tout de suite. » Et que ce soit Jean-François Gounon ou un de ses chauffeurs, ils les connaissent tous. « Mes enfants ont leur âge ou presque, explique-t-il, j’en vois certains à la maison. Ils savent que le manque de politesse nous ne le tolérons pas. Il y a des règles, ils doivent les respecter. » Une fois tout le monde dans le car, direction Yssingeaux, par le parcours « pittoresque ». La route est étroite et par ces temps de grand froid, au petit matin, elle est encore blanche de la gelée de la nuit. « Cette route n’est jamais dégagée avant 8 h 30. » Surprenant ? Pas tant que ça, en un peu plus d’une demi-heure, nous croisons deux voitures. On pourrait croire qu’avec les chutes de neige, cela a posé problèmes. « Pas du tout, nos chauffeurs savent conduire sur la neige. Le problème ne vient pas de la chaussée mais des autres utilisateurs de la route, ceux qui n’ont pas d’équipement. Quand nous partons en Pologne ou en Autriche, même en plein hiver, il n’y a aucun souci. Tout simplement parce que tout le monde doit être équipé, sinon ils restent chez eux. On devrait faire la même chose. » Dans le car, pas un bruit ou presque. Les plus réveillés parlent du programme télé de la veille ou encore des devoirs à rendre. Le bruit des conversations est atténué par l’ambiance feutrée du véhicule. En fond sonore, la radio. « Ils apprécient. » Premier village après Tence, Jean-François Gounon s’arrête à l’abribus. Là, trois adolescents attendent. « Tu as eu une panne de réveil ? », lance le chauffeur à une blondinette. « On est arrivé en retard », répond-elle toute penaude. Et on repart. Puis il prend le micro. « Je tiens à vous faire remarquer que pas un de vous n’a la ceinture de sécurité. Je vous rappelle que c’est obligatoire. Les petits de maternelle, pas de problème, ils la mettent, les personnes âgées aussi. Vous, non. » On attend quelques kilomètres, et après une rapide « inspection », on se rend compte que son rappel n’a pas forcément été entendu : sur la vingtaine de passagers, deux sont ceints. « C’est comme ça, on le sait. Mais j’avoue que je ne comprends pas pourquoi. Parce qu’en voiture, ils la mettent. Ils n’oublient pas. » Autre abribus, autre arrêt. Et ainsi de suite jusqu’à la gare routière d’Yssingeaux. Il n’est pas encore 8 heures. Certains ont fini leur nuit sur les fauteuils, d’autres ont revu brièvement, le temps du trajet, le cours du jour. On dit « au revoir » et tout ce petit monde s’envole
Séverine Fabre
Un protocole signé en cas d’intempéries
En septembre dernier, un protocole a été signé entre l’ensemble des établissements scolaires du département (de la maternelle à la terminale) publics et privés qu’ils relèvent de l’Éducation nationale ou de l’enseignement agricole ainsi que le centre de formation des apprentis de Bains.
Il s’agit d’indiquer clairement, par le biais d’une brochure, les dispositions applicables en cas d’intempéries climatiques entraînant des perturbations voire des interruptions.
Le transport scolaire peut être interrompu ou faire l’objet d’un retour anticipé à l’échelon local par le conseil général ou la communauté d’agglomération du Puy, autorités organisatrices, organisateur secondaire, le maire ou le transporteur ; à l’échelon départemental par le préfet. L’autorité organisatrice des transports peut décider localement d’une anticipation des retours. Elle en informe sans délai la préfecture et les chefs d’établissements concernés. Ces derniers transmettent l’information à l’inspection académique et à la direction diocésaine de l’enseignement catholique pour les établissements privés.
Après avis des présidents du conseil général et de la communauté d’agglomération, le préfet prendra un arrêté de retour par anticipation des transports scolaires. Si un arrêté est pris un vendredi ou la veille d’un jour férié, les internes, originaires de départements limitrophes et ne pouvant pas rentrer chez eux, devront être pris en charge par leur chef d’établissement en liaison avec l’inspection académique, et le cas échéant la direction diocésaine, le conseil général ou le conseil régional.
En ce qui concerne les interdictions, les conducteurs conservent le droit de ne pas effectuer un transport s’ils estiment que les conditions de sécurité sont insuffisantes (crues, routes verglacées, enneigées…) Même s’il n’y a pas eu de consignes de suspension des transports, le conducteur peut décider, en accord avec son entreprise, de ne pas effectuer une desserte scolaire. Le conducteur ou son entreprise informe alors l’autorité organisatrice des transports et les chefs d’établissement. Ces derniers transmettent l’information à l’inspection ou la direction diocésaine. Après avis des présidents du conseil général et de la communauté d’agglomération, le préfet prendra un arrêté d’interdiction des transports de voyageurs.
Il est par ailleurs précisé que les chefs d’établissement doivent tout mettre en œuvre pour maintenir un dispositif d’accueil, malgré d’interdiction tout ou partie des transports de voyageurs dans le département ou la décision anticipée des transports de voyageurs. À noter, que l’interdiction de circuler ou le retour anticipé ne concerne que les scolaires et pas le transport de voyageurs.
Une organisation rigoureuse et précise
Une année de transport scolaire ne s’improvise pas. Première chose, il ne faut pas confondre transport spécial et ligne régulière. En effet, le transport spécial est exclusivement réservé aux scolaires de la maternelle (10 à 15 % du public visé) à la terminale, quant à la ligne régulière elle bénéficie aussi bien aux scolaires qu’aux particuliers.
Le Département compte parmi ces compétence celle du transport en commun. Celui-ci s’effectue soit par le réseau SNCF, soit par le biais des services spéciaux en dehors des secteurs desservis par les lignes régulières. En fonction de cela les interlocuteurs changent. Si on est concerné par une ligne régulière, pour l’inscription, le retrait de la carte de transport, le règlement de l’abonnement ou tout problème rencontré, il suffit de s’adresser directement à l’entreprise titulaire de la ligne, soit une centaine sur le département des autocaristes aux taxis.
En ce qui concerne le réseau ferré, il faut s’adresser à la gare SNCF la plus proche de son lieu de résidence pour retirer l’imprimé de demande. La carte sera retirée en gare.
Pour finir, en ce qui concerne les services spéciaux, hors les vingt-huit communes de la communauté d’agglomération du Puy, dans un premier temps, il faut consulter la liste des quatre-vingt-quatorze organisateurs secondaires (disponible sur le site du conseil général de la Haute-Loire) afin de savoir auprès duquel peut inscrit l’enfant, car plusieurs de ces interlocuteurs peuvent être concernés par la même origine et la même destination.
CA du Puy : un fonctionnement propre
Les transports des vingt-huit communes de la communauté d’agglomération sont considérés comme des transports urbains et de fait compétence de la structure intercommunale ainsi entre quarante et cinquante services sont organisés au quotidien. Dans ce cadre également, le conseil général finance et octroie une aide aux transports.
Par contre l’interlocuteur des publics concernés est le service des transports de la communauté d’agglomération.
Fédération Nationale des Transports de Voyageurs





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